Test du seau à Bokashi

Avant d'assumer la promotion de la valorisation des biodéchets de la cuisine par le procédé du BOKASHI, Compost Citoyen a choisi d'en tester le fonctionnement. Raphaël a réalisé le seau. Pour le fonctionnement, afin d'assurer la performance de l'expérimentation, nous avons acheté du son avec les micro-organismes.

Raphaël a rempli en 4 semaines le seau avec des biodéchets frais découpés sur lesquels il a épandu 10 à 20 g de son au bokashi à chaque dépôt. Après 2 à 3 semaines, il a ouvert le seau : pas d'odeur, un volume un peu diminué. Mis dans le tas de compost, la dégradation a été très active.
La prochaine expérimentation vérifiera l'impact de ce produit dans le sol.

En réalité, il existe deux types de bokashi. Le premier est obtenu de manière similaire à notre compost classique, en entassant des matières organiques, un procédé aérobie, donc. La seule différence avec le compost ordinaire est que le bokashi fermenté de manière aérobie contient bien davantage de micro-organismes utiles : plus de quatre-vingts espèces !
Le second type de bokashi intéressant est basé sur la fermentation anaérobie, donc sans oxygène : par l’adjonction de « EM1 », un activateur contenant des micro-organismes, les déchets organiques (déchets de cuisine et de jardin) s’acidifient, comme dans l’agriculture, où l’herbe et le maïs sont compactés et mis à acidifier dans un silo pour obtenir un fourrage de grande qualité.

L’avantage du bokashi aérobie est qu’il peut être produit à grande échelle et que le processus est très rapide : il ne faut pas plus que quelques semaines pour disposer d’un produit prêt à l’emploi. Grâce à la fermentation aérobie, toutefois, le mélange atteint des températures élevées, allant parfois jusqu’à 75°C, comme dans un tas de compost traditionnel. Il est donc logique que l’engrais organique issu d’un milieu aussi chaud contienne moins d’énergie. Dans le cas du bokashi anaérobie, l’énergie et la valeur nutritive issue de la matière organique fermentée sont maintenus, un processus comparable à la fabrication du fourrage en silo.

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